Contexte



En Belgique en 2013, 633 nouveaux cas de cancer invasif du col et 3666 cas de cancer in situ ont été enregistrés.
En 2008, 186 femmes en sont décédées.
Le cancer du col est la sixième cause de décès par cancer.


Le cancer du col de l'utérus est dans plus de 95% des cas lié à une infection persistante par certains papillomavirus humains (HPV) cancérogènes. L'infection du col, par transmission sexuelle, est très fréquente.



 Toutefois la plupart des infections passent inaperçues et guérissent spontanément en quelques mois.
Il n'y a pas de traitement de l'infection par HPV. 



Une minorité des infections persistent et entraînent, généralement très lentement, des modifications au niveau des cellules du col de l'utérus. Dans certains cas, celles-ci peuvent évoluer vers un cancer.


Certains facteurs augmentent le risque d'évolution vers un cancer : une infection par le virus du sida (VIH), le tabagisme, les infections et les inflammations du col.


L'apparition d'un cancer du col de l'utérus est précédée par le développement de lésions précancéreuses (dysplasies - cancer in situ).





Dépistage



Le dépistage a pour objectif de détecter la présence des lésions précancéreuses. Le traitement de celles-ci permettra d'éviter leur évolution vers un cancer invasif tout en préservant la fertilité.



 La réalisation d'un frottis de dépistage tous les 3 ans entre 25 et 64 ans 
réduit de 80% l'appariton d'un cancer invasif.






Dépistage organisé



Suite aux études qui ont démontré l'efficacité du dépistage du cancer du col de l'utérus pour réduire la mortalité liée à cette affection et sur base des recommandations du Rapport de l'Advisory Committee on Cancer Prevention, le Conseil de l'Union Européenne a recommandé aux Etats-Membres de mettre en place un programme organisé de dépistage du cancer du col de l'utérus, afin de réduire la mortalité des suites de ce cancer et de réduire l'incidence des cancers invasifs.


L'organisation et l'évaluation du Programme sont définis dans les European guidelines for quality assurance in cervical cancer screening.


En Wallonie, il n'existe pas, à l'heure actuelle, de programme organisé de dépistage du cancer du col. Cependant, près de 60% des femmes de 25 à 64 ans bénéficient d'un dépistage « individuel ».





Pour qui ?



Le dépistage est recommandé aux femmes entre 25 et 64 ans. La ménopause n'est donc pas une raison pour ne plus le pratiquer.


En revanche, après une hystérectomie le dépistage n'est plus nécessaire.


Si le frottis est normal, il est recommandé tous les 3 ans.





Comment ?



La méthode utilisée actuellement est un prélèvement de cellules au niveau du col de l'utérus pour examen cytologique (frottis).


Ce prélèvement se fait lors d'un examen gynécologique. Le médecin (gynécologue ou généraliste) introduit dans le vagin un spéculum (un petit écarteur) qui lui permet de voir le col de l'utérus. Il passe une petite brosse (ressemblant à une brosse à Mascara) à la superficie du col, pour récolter quelques cellules. Celles-ci sont soit étalées sur une lame et fixées par un spray, soit mises en suspension dans une solution.
Le prélèvement est ensuite envoyé au laboratoire pour analyse.



  Le prélèvement et l'analyse du frottis sont gratuits une fois tous les 3 ans. Un ticket modérateur est demandé pour la consultation.  





Quels peuvent être les résultats du frottis ?



  • Dans plus de 90% des cas, le frottis est normal.

  • En cas de modifications au niveau des cellules du col, l'attitude dépend du type d'anomalie. Le plus souvent, une colposcopie est recommandée (observation du col à l'aide d'un instrument qui fait office de loupe). Au cours de celle-ci, une biopsie peut être prélevée.


  Les éventuels examens complémentaires bénéficient d'une intervention de l'INAMI.  





Dépistage d'une infection par HPV



A l'heure actuelle, la recherche de papillomavirus humain à potentiel cancérogène n'est pas utilisé pour le dépistage.


Il est utilisé pour la mise au point d'un examen cytologique montrant certains types de modifications cellulaires, ou pour la surveillance après traitement d'une lésion précancéreuse.

Toutefois, suite aux résultats apportés par de nombreuses études, la recherche d'une infection par HPV est appelée à remplacer l'examen cytologique comme test de dépistage.





La prévention du cancer du col de l'utérus grâce à la vaccination



Les vaccins actuels protègent contre les deux HPV les plus fréquents (16 et 18 ) dans le cancer du col, mais pas contre tous les virus (une douzaine) qui peuvent le provoquer; ils n'assurent donc pas une protection totale. Il doit être administré avant le début de la vie sexuelle.


Lorsque la vaccination est administrée à une jeune fille n'ayant pas encore eu d'activité sexuelle, on estime que la protection donnée par le vaccin est d'environ 70%, pour autant que la vaccination soit complète.

Ces vaccins sont récents et on ne connaît donc pas encore leur durée de protection.

Les effets indésirables sont le plus souvent légers.



Le vaccin (CervarixTM - 2 doses à 6 mois d'intervalle) est gratuit pour les jeunes filles âgées de 13-14 ans via la médecine scolaire ou via le médecin traitant.
En dehors de ce groupe d'âge, les vaccins (CervarixTM - GardasilTM) sont disponibles en pharmacie et sont partiellement remboursés.











cocof region wallonne ssmg generaliste question registre fmm ima

Editeur responsable : CCR asbl, n entreprise BE 0478.939.973    |     Mise à jour : mars 2016